transfobia mata / la transphobie tue












Extrait du petit journal de canal plus

Comment une petite phrase "anodine " fait basculer une info ,  (qui en plus parle de visibilité trans ) ..dans la transphobie .

Nier le genre d'une femme trans est transphobe .

Annoncer en présentant des femmes trans : ce sont des hommes c'est encore une fois de plus nier le genre des trans , les remettre dans leur genre d'assignation ..participer à .faire passer a nouveau l'idée que les trans sont des personnes particuliérement bien déguisées. En plus le mot blufffer qui s'en suit ne fait qu'accentuer la chose .








Les médias entérinent la transphobie 
Après le nouveau meurtre d'une trans , Luna , survenu a Lisbonne les médias se focalisent sur l'aspect physique des victimes a leur sens plus sensationnel donc plus important que le meurtre lui même .

Quelques mots sur l'assassinat ,puis , comme si c''était une explication évidente, voir naturelle , de la cause de son assassinat se complaît a décrire en longueur avec le plus de détail possible l'aspect physique hors normes de la victime .




Aux mains des médias le plus important devient donc le physique hors norme de la victime,l'assassinat passant en second plan.




Parlant selon la tentative ou non de ne pas paraître transphobe , de transsexuelle avec un corps d'homme ( sous entendant pudiquement le pénis ) habillé avec des vêtements de femme, ou de travesti avec des seins certains vont même jusqu'à parler d'homophobie .




L'image sortant de ce style d'article fait de la victime une monstruosité donnée en pâture a la curiosité publique , sans aucun respect de son genre,ni de l'intimité de son corps et donnant l'impression qu'il est quasi ,si pas tout a fait, normal que ce style de personnes meurent assassinées .

L'autre image véhiculée de cette manière c'est qu'être uen personne trans , c'est vouloir tromper " son monde " a l'aide d'un déguisement particulièrement bien fait qui nous donne l'apparence trompeuse d'hommes ou femmes ...et évidemment si l'on "trompe son monde " il est naturel que les personnes trompées réagissent.

Ce genre de discours tenus par les médias , est malheureusement loin d'être le cas uniquement face aux assassinats , c'est le cas dans presque toutes les émissions , les articles, interview sur le sujet trans .




Les médias Portugais,dans leur ensemble , se complaisent aussi a décrire la situation de précarité des trans que ce soit prostitution, drogue ,séro positivité , sans papiers , sans domicile comme si cette vie était un choix des victimes ,la décrivant en occultant que c'est transphobie qui génère ces situations précaires et ces médias ne font qu'entériner la transphobie en présentant comme scandaleux non seulement de choisir d'être trans ( voir de se déguiser afin te "tromper " mais encore de choisir ce style de vie, faisant des victimes des personnes immorales et choquantes,continuant encore de cette autre forme a promouvoir la transphobie ,la précarité des trans et a ce que les trans soit maintenus parmi les plus a risques de subir des agressions.




La présence des trans dans la liste des maladies mentales , fait que les médias,trop souvent, quand ils donnent la parole aux trans, la font presque toujours créditer ou discréditer , par une personnes du corps médical , renforçant encore l'idée que la parole des trans seule n'a aucune valeur en elle même.




Que vaut la vie d'une personne trans ?







Londres : le meurtrier d'un transsexuel avec lequel il avait eu un raport sexuel devant la justice



Le meurtrier d'un transsexuel de 39 ans originaire de Trinidad qu'il ait laissé pratiquer sur lui une fellation comparaît devant la justice britannique.



Kellie Telesford avait été retrouvée étranglée dans son appartement du sud de Londres en novembre 2007.



Pour sa défense, l'accusé, âgé de 17 ans au moment des faits a

déclaré être devenu furieux quand il a découvert que sa partenaire était un transsexuel.

Il serait alors devenu violent et l'aurait tuée avant de le voler.



http://v2.e-llico.com/article.htm?articleID=18135&rubrique=actus



Kellie Telesford avait été retrouvée morte le 21

novembre l'année dernière. Dernièrement avait lieu le procès de son meurtrier, qui a finalement été acquitté. La raison est que la défense

s'est attaquée à la victime, qui se trouvait être une femme trans' de couleur, expliquant par exemple que puisqu'elle était trans', elle avait la force d'un homme et aurait pu se défendre.



http://www.thefword.org.uk/blog/2008/08/kellie_telesfor



Cela me fait penser a Myriam et les garçons   (voir plus bas )qui

en quelques sorte délivre l'acquittement .
Je veux dire puisque nous les trans, selon ces médias , nous sommes des hommes et femmes qui se déguisons afin de leurrer ..normal que la personne bernée soit en colère et quoi de plus terrible ,en somme que de berner sur le sexe !..le meurtre en devient une conséquence prévisible , nous provoquons notre mort donc ce n'est pas de la faute des assassins qui réagissent humainement a notre leurre , mais bien de la notre qui leurrons..

http://www.dailymotion.com/playlist/x14gkn_trans-ftm-gay_myrian-et-les-garcons




http://www.actupparis.org/article2354.html

Discriminations transphobes à la télévision : l’Existrans interpelle Dominique Baudis



La coordination Existrans, dont Act Up-Paris est membre a envoyé un courrier 
à Dominique Baudis, président du CSA, pour protester contre les discriminations
dont les trans’ sont l’objet à la télévision


Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

Dominique Baudis, president

Tour Mirabeau

39-43 - quai André-Citroën

75 739 Paris Cedex 15


Paris, le 3 mars 2006


Expéditeur : Coordination EXISTRANS, au bon soin d’Act Up-Paris


À l’attention de Dominique Baudis Président du CSA


Objet : discriminations transphobes au sein des médias télévisuels.


Monsieur,


La coordination Existrans’ qui regroupe cinq associations trans de France 
souhaite attirer votre attention sur la diffusion d’une emission de TV 
réalité britannique sur TF6, le 6 mars : « Myriam et les 6 garçons ».
http://www.dailymotion.com/trans-ftm-gay/video/x1da43_myriam-part-1

Dans ce jeu de séduction les six hommes participants n’apprennent 
qu’à la fin que la très belle fille qu’ils doivent séduire est une femme transgenre, 
une transsexuelle non opérée si vous préférez. TF6 qui diffusera l’émission, 
spère faire son audimat en amusant le public des réactions de phobie 
des hommes séduits : l’émission n’a pu être diffusée
en Grande Bretagne qu’après que les six participants à l’émission aient 
abandonné leurs poursuites judiciaires à l’encontre du producteur 
contre un large dédommagement.


Ce genre d’émission nous inquiète car il nous rappelle le crime transphobe
qu’a subi Gwen Araujo, jeune transgenre américaine de 17 ans assassinée
le 3 octobre 2001 à Newark (USA). Ses meurtriers avait commencé
un rapport sexuel avec elle et s’apercevant de sa transidentité 
l’ont frappée et étranglée, l’abandonnant à 250 km du lieu du crime,
plaidant ensuite la « panique ».


Cette émission entretient un stéréotype dont nous sommes victimes : on devient trans pour « abuser » les hétérosexuels, pour le plus grand plaisir d’une partie du public prenant un plaisir sadique à voir ces hommes « trompés sur la marchandise », faisant d’une trans un objet de dégoût. La presse britannique a laissé filtrer que sur le plateau certaines réactions des "séducteurs" avaient été brutales.


Cette émission laisse entendre aux spectateurs, qu’en étant elle-même la trans
« s’est bien moquée d’eux » et que les réactions de violence à son sujet sont légitimes.
Pour nous une telle émission se rend complice des nombreux cas de violence qui nous frappent.


Quand la télévision pourra-t-elle au contraire avoir un rôle pédagogique et lutter contre la transphobie ?


Ce n’est pas la première fois que les médias présentent les trans’
comme des curiosités ou des monstruosités sexuelles, des objets de curiosité malsaine. 
La communauté trans’ — nous l’estimons à 60.000 personnes pour les deux genres —
est le plus souvent présentée sous un angle voyeuriste discriminant. 
Les filles sont sur-sexualisées, quand on ne nous réduit pas à l’état de malades mentaux,
au mieux dignes de compassion pour nos « souffrances ». 
Combien de fois des journalistes nous ont-ils demandés des images de nous
avant/après notre transition, pour se désintéresser complètement 
des revendications que nous voulons porter ? 
Combien de fois nous a-t-on renvoyé notre identité au visage "vous étiez un homme", 
"de Luc vous êtes passé à Vanina"... 
Les hommes trans’ sont le plus souvent évacués comme s’ils n’existaient pas.


Récemment encore, sur le service Public, Marc-Olivier Fogiel recevait la chanteuse
Marie-France dans « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3. 
Marie-France était venue faire la promotion d’un spectacle et d’un album, 
elle est montée chanter sur scène la première fois sous le nom de Marie-France en 1967 à l’Alcazar. Elle est légalement une femme. « Vous êtes née homme ! »
« quel est votre vrai prénom ? » (elle s’appelle légalement Marie-France)...
sans arrêt les animateurs de l’émission remettaient la question sur le tapis, 
tandis qu’en incrustation on pouvait lire « né garçon devenue femme ». 
Est-ce que Marc-Olivier Fogiel peut comprendre que, 
si lui se permet ce genre de questions à une personne qui n’est pas venue pour ça
— il pouvait en trouver d’autres qui en seraient, elles, enchantées 
— ses spectateurs peuvent se permettre la même chose, 
d’apostropher une collègue de travail sur son passé, ou n’importe qui passant dans la rue ?


Et quand Arte fait une émission « sérieuse » sur les trans, 
toutes sortes de spécialistes sont invités... 
mais pas de représentants des associations trans françaises. 
N’est-ce pas une belle image de la discrimination qui nous touche 
qu’on organise des débats sur nous sans nous ?


Faut-il vous rappeler que la communauté trans en France
est une des communautés où vous allez trouver l
e plus fort taux de Sida chez les femmes, de chômage, 
de RMI, de personnes touchant la Cotorep, d’échec scolaire...
et de personnes subissant des violences publiques ? 
Est-ce la mission de la télévision d’augmenter encore nos problèmes ?


Nous vous demandons donc de rappeler à l’ordre l’ensemble des chaînes de télévision 
notamment celles du service public afin qu’elles cessent de véhiculer tout acte ou propos discriminant. Nous aimerions que Marc-Olivier Fogiel fasse des excuses 
publiques à Marie-France, et que vous interveniez à l’encontre de TF6.


Par la même occasion vous remarquerez qu’aucun ou aucune trans 
visible n’est présent sur le PAF (Vincent Mc Doom parle de lui au masculin 
et revendique le fait « qu’il n’est pas un travelo ». Il y en eu une dans les années soixante 
qui présentait la météo. Les journaux à scandals s’acharnèrent sur elle, elle fut renvoyée.


Dans l’attente d’une réponse rapide et favorable, veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de nos salutations distinguées.


Pour l’Existrans : Vincent Avron (ASB), Carine Boeuf (GAT), Maud Yeuse
(
Sans contre façon), Marine Olivia (Mutatis Mutandi), Helene Hazera 
(commission trans Act Up-Paris), Nadya (Trans Act), 
Olivier Guillot (Organisation Internationale des Intersexué-e-s)


ACT UP


ááL'article :



La transidentité et les médias



Un cadre et un contexte propices à la discrimination



En 2004 et 2005, différents groupes de personnes transgenres et transsexuelles se sont constitués en association ou en collectif avec la volonté de s’imposer dans l’espace public, d’êtres visibles et intelligibles, de provoquer du débat hors des cabinets de psychiatrie. Le transsexualisme a donné lieu à des émissions de télévision tout au long de ces 20 dernières années, à des études écrites qui permettent à des érudits rationalistes de se proclamer expertEs en la matière et nous faire partager leur crise des certitudes. Notons qu’en l’absence de reconnaissance sociale, de l’existence d’un groupe Trans’, la transphobie n’existe pas semble t’on dire. On ne pourrait donc discriminer ce(ux) qui n’aurai(en)t pas de substance !



Emissions de débat, documentaires ou films montrent la transidentité avec plus ou moins de clarté, de souci pédagogique ou humain ; le thème est spectaculaire dans sa nature même : un homme devenu femme ou l’inverse ! Ce n’est pas banal comme sujet de questionnement moral ou philosophique, social ou religieux, psychologique ou psychiatrique à en croire l’intérêt de Colette Chiland, Patricia Mercader ou Pierre-Henri Castel pour ne citer qu’eux.



La transidentité doit-elle se montrer, s’expliquer et se légitimer sur des plateaux de télévision ou bien doit-elle être moquée sur l’autel du divertissement ?





Transphonies et Transphobie



Mission impossible



Nous avons recueilli des centaines d’impressions, de points de vue, 

d’opinions qui nous font penser qu’expliquer la transidentité au grand public en l’état du débat est peu ou prou une mission impossible. Face à cette difficulté, nous avons observé une militance du sans-voix, dans la première génération (années 80-90) à quelques exceptions près, laquelle butait contre le mur d’une politique de l’identitaire la ramenant toujours à un « trans-sexualisme ».

Un peu comme s’il n‘était même plus nécessaire d’obliger une personne à mettre une étoile jaune, ou un triangle rose ; c’est la victime qui se désigne, le prisonnier qui s’enferme, le discriminé qui s’exclut. A ce petit jeu, c’est le tortionnaire qui gagne à tous les coups. La nouvelle génération pose : trans’ et fière de l’être et rompt avec l’engrenage de la victimisation.



Les trans’ sont des monstres pour certains, des fous pour d’autres, entre ces deux visions on trouve toutes sortes de qualificatifs recueillis sur des années de « micro trottoirs » sur la scène du réel jusque dans les émissions de télévision :

…des vicieux, des pédés, des dingues, des homos refoulés, des enculés, des marginaux aux marginaux eux-mêmes, des êtres qui souffrent, des exclus, des gens bizarres, des machins, des castrés, des travelos, des choses, des bidules, des phénomènes de foire, des êtres humains en détresse, des erreurs de la nature, des êtres fascinants, des femmes ambiguës…



Pour ce qu’il faudrait faire d’eux, quelques exemples :

…les tabasser, les tuer, les exterminer, les aider, les accepter, les comprendre, les intégrer…



Ces propos ne sont en rien le fruit de notre imaginaire mais bien d’une collecte de longue haleine effectuée sur des chantiers, des cours d’école, des bancs universitaires, des administrations, et issus d’un plombier comme d’un ingénieur, d’une maîtresse de maternelle comme d’une secrétaire de la sécurité sociale, d’un père de famille comme d’un célibataire, d’une lesbienne comme d’une hétérosexuelle notoire, au lendemain d’une émission, d’un film, d’un documentaire. Tous les âges, toutes les catégories socioprofessionnelles, tous les sexes et attirances affectives possibles pour si peu de termes, si évocateurs.

Mais il faut heureusement noter que là où certains ont dit " pédés " ou " enculés ", d’autres ont parlé " d’homos refoulés ", que là où on s’est exclamé " les accepter ", d’autres ont précisé " les intégrer ".

Cependant, cela n’empêche personne de croire que les conditions de vie se sont améliorées pour ces personnes, même si l’ombre de la prostitution ou de l’agression plane toujours sur eux. En résumé : si l’on voit des émissions sur les transsexuels, cela ne peut qu’améliorer leur sort pour les uns, c’est dangereux et ça peut créer des vocations pour les autres ; un choix, un courage incroyable, expressions qui côtoient abominations, horreur intégrale ou encore boucherie. Mais comment expliquer le silence, la mutité jusqu’au sans fond ?

Le transsexualisme télévisuel : l’invention d’une transidentité ?

A partir de l’échantillon (précisé en Sources), nous avons dégagé un certain nombre d’étapes relatives au traitement du sujet dit transsexuel sur les plateaux de télévision, de la transidentité dans les documentaires. Comment présenter et montrer une personne dite trans’, comment décrire et narrer un état de transidentité ?

Que disent-elles (les personnes concernées, amiEs et familles), que disent-ils (journalistes, animateurs, juristes, médecins, l’homme de la rue) ? Les mises en scène détiennent-elles les clés des dénotations et des connotations qui forment le parti pris de la compréhension et des rejets, de jugement émotionnel et/ou de la conscience réflexive ?

Comment se conclut une telle approche dite informative et non iconographique à raptus émotifs ? Où se trouve la parole dans l’image ? Sacrilège ou voyeurisme, violence des images ou de la parole ? Que reste-t-il de cette narration de l’impossible ? Le silence de l’image pour la lumière de la voix, la réflexion contre l’émotion, mais est-ce vraiment cela que vous voulez ? rétorqueraient certaines de ces personnes que l’on ne sait où mettre, dont on ne sait que faire et quoi leur dire.







Myriam et les garçons ou comment jeter les trans à l’opprobre publique



Un synopsis



Tout récit a un scénario, une trame, un fil conducteur, une histoire écrite d’avance en somme. Celle de cette émission reprend l’idée de la tromperie et du mensonge. « There’s something about Miriam » (2004) de la chaîne Sky One qui ne l’oublions pas est un reality show ; un jeu à la Crying Game reprendront les tabloïds britanniques.



Pour expliciter, imaginons un jeu tel que Marjolène, une bachelorette draguée par six jeunes gens, qui se révélerait être à la fin du jeu, un homme. Car la pétillante Miriam est une jeune transsexuelle mexicaine pré-op (avant opération). Les candidats ont assigné avec succès la chaîne en justice, voulant interdire la diffusion d’une émission les ayant humiliés selon leurs avocats, certains affirmeront même avoir subis un traumatisme grave ; ils avaient en effet embrassé Miriam.





Le synopsis transmit par TF6 est le suivant :



Avec Myriam et les garçons, TF6 propose de découvrir un Bachelorette d'un genre nouveau. Tous les ingrédients de ce programme de télé-réalité sont réunis : une belle maison, une fille superbe, Myriam, et 6 garçons prêts à tout pour la séduire. Mais Myriam a un énorme secret que seuls ses prétendants ignorent : Myriam est une fille différente des autres. Myriam est en fait… un homme.





Les sites Internet reprennent l’information ainsi, extraite :



Myriam et les garçons" arrive sur TF6 avec Vincent McDoom



TF6 lance un programme Real Tv qui a déjà fait parler de lui "Myriam et les garçons", une sorte de "bachelor transexuel" présenté par Vincent Mcdoom à partir du mercredi 8 mars à 22h20.



Myriam cache un "détail".



L'émission de télé réalité sulfureuse Myriam et les garçons arrive sur TF6... C'est le mercredi 8 mars à 22h20 que débute la diffusion de ce concept ( la version originale et non une déclinaison française ) Ce, durant six semaines.



C'est Vincent Mc Doom qui présentera chaque semaine en début d'émission ce qui attend les télespectateurs de TF6.



Diffusée en 2004 sur Sky One, en Grande-Bretagne, l'émission a engendré pas mal de réactions...



Tous les ingrédients de Bachelorette sont là : 6 beaux garçons prêts à tout pour séduire une jolie fille dans un cadre idéal ( villa de luxe, piscine...) durant deux semaines...



Le hic : les garçons ignorent que Myriam a un détail que n'ont pas habituellement les demoiselles...Les prétendants ignorent tous que Myriam est un homme...



Une simple recherche Google© donne une idée de ce qui se dit déjà sur les forums et les plaisanteries qui ne sont pas méchantes, dit-on généralement avec condescendance, commencent à s’exprimer. Il ne faut pas sous-estimer ces gentilles « blagues » pas plus que celles sur les étrangers ou les femmes lorsque la frontière avec xénophobie et sexisme sont si minces…



Le cinéma s’était fait les dents sur les homosexuels dans les années cinquante, en général des psychopathes veules et meurtriers. La transidentité connaît le même phénomène malgré quelques films « amicaux »…



On sait que les violences verbales et physiques trouvent souvent leur origine dans les représentation stigmatisantes qui infériorisent l’Autre à travers des caractéristiques physiques et morales négatives. L’histoire est un récit plein des cris et de fureur pour reprendre Shakespeare, certes mais aussi pleine d’erreurs. Notamment celle d’accepter qu’une partie de la population puisse discriminer une partie de ses membres pour des questions ethniques, sexuelles ou d’expressions d’identité de genre… Les bonnes raisons n’ont jamais manqué, les atrocités inhérentes non plus…



« Imaginons une belle Villa et six garçons musulmans et une fille qui a un secret… elle est juive ! Imaginons une belle Villa et six garçons très légèrement xénophobes et une superbe jeune femme et il se trouve que son père est noir ! »… Ces exemples sont déplaisant à écrire. La perspective qu’un tel scénario soit possible fait frissonner de dégoût et d’effroi à la fois. Pour les personnes trans’, tel est l’enjeu. Etre une nouvelle fois moquéEs et jetéEs à l’opprobre publique.



Un fait qui vient tout juste de se produire au Portugal :



Gisberta, immigrante brésilienne, transsexuelle, séropositive, toxico-dépendante, prostituée et sans-abri, a été retrouvée morte le 22 Février 2006 au fond d'un puits plein d'eau profond de dix mètres, dans un bâtiment inachevé de Porto la seconde ville du Portugal. Le crime a été avoué par un groupe de 14 garçons mineurs de 10 à 16 ans, la plupart d'entre eux faisant partie d'une institution d'accueil pour mineurs, financée par le système public de protection sociale mais sous la responsabilité de l'église catholique.



A la suite de cet aveu, les détails de cet acte terrible ont été découverts. La victime était dans un très mauvais état de santé, et était fréquemment persécutée par les garçons, victime d'insultes et d'agressions. Le 19 février, un groupe de ces garçons est entré dans l'édifice inachevé et abandonné où Gisberta passait les nuits, l'a ligoté, l'a bâillonné, et l'a agressé avec une extrême violence à coup de pieds, de bâtons et de pierres. Le groupe a aussi avoué avoir introduit des bâtons dans l'anus de Gisberta, dont le corps présentait des blessures importantes dans cette partie, et l'avoir abandonnée dans ce local. Le corps présentait également des marques de brûlures de cigarettes.



Les 20 et 21 février, ils sont revenus au local et ont de nouveau pratiqué les agressions. Le matin du 21 au 22 Février, il ont finalement jeté le corps de Gisberta dans le puits afin de tenter de masquer leur crime. L'autopsie déterminera si à ce moment la victime était encore vivante ou non. Le fait que le corps ne flottait pas, mais gisait au fond de l'eau du puits semble indiquer qu'elle serait morte par noyade.



En mars 2005, c’est Mylène, transsexuelle de 38 ans qui a été retrouvée morte décapitée à Marseille, émasculée et criblée de coups de coups de couteaux. Les détails de ces crimes sont si forts qu’il est difficile d’en donner tous les détails et la perspective des souffrances endurées par ces personnes donne la nausée.



L’oppression que vivent les personnes trans’ est quotidienne dans une société où n’existent que deux sexes sociaux. L’insulte est monnaie courante, pourtant la discrimination de genre a été rejetée par la HALD sous prétexte que nous étions hommes ou femmes à l’arrivée. Mais qu’advient-il des personnes dont le physique interdit l’anonymat, des personnes qui ne peuvent et/ou ne souhaitent pas l’opération, des personnes qui ne peuvent pas changer leur état-civil ?



La discrimination en dit long sur ces états de fait au sein d’une société qui se dit en progrès et dont quelques têtes pensantes n’hésitent pourtant pas à parler d’hérésie en ce qui concerne les transidentités. Ces " têtes " ne pèsent-elles pas le poids de leurs propos ? Nous connaissons quelqu’un chez nous, en France, qui parle de races inférieures, et d’autres se sentent alors autorisés à jeter un Maghrébin dans la Seine. Remarque et comparaison exagérées ? Sûrement pas, pour celui qui est allé rencontrer les personnes dites trans’ dans leur quotidien, dans la réalité qui leur est imposée et que le psychiatre n’appréhendera jamais depuis son cabinet confortable et bien chauffé.



Rien ne justifiera jamais une vie sacrifiée sur l’autel du divertissement et en tant qu’universitaire en science de l’information et de la communication et femme trans’ je m’interroge : accepter ! Et au nom de quoi ?





Karine Solène Espineira

Chargée de communication

Directrice de l’association trans’ Sans Contrefaçon à Marseille





Médias transphobes  et comings out homos/trans
http://www.rtbf.be/podcast/montrev2/index.htm?key=LP-TAC&chaine=lapremiere



Que les trans reprennent a leur compte les classifications des psys et même leur discours ce n'est pas nouveau .

(Le pire c'est quand on s'en sert pour a notre tour discriminer les autres trans ...)

Pour parler  d'émissions télé radio journaux  mon point de vue personnel a changé , au début je me disais il vaut mieux qu 'on parle mal des trans que pas du tout.

J'ai complètement changé de position , et suis maintenant persuadé que ce style de médiatisation nous fait du tord ..je préfère me retrouver face a des personnes ne connaissant rien au sujet que face a des personnes croyant tout savoir sur la question après avoir vu émissions du style .

J'ai une vidéo en ligne d'une émission ou Erwan apparaissait avant la fameuse série télé réalité ,

Il y a eu sur cette vidéo plus de 250000 visites ! Il c'est créé un espèce de forum "sauvage " dessous ( j ai finalement tout effacé et interdit les commentaires comprenant que essayer de discuter ne sert a rien les personnes ne lisent pas ne sont intéressées que par le coté sensationnel et s'y cramponnent  )

Toutes des personnes qui avait suivi Erwan dans la télé réalité ,

une moitié pour insulte ..l'autre pour " oooooo pauvre victime quel malheur d'être trans comme il souffre ect ect "

Je me demande combien de personnes ont été "informées " du sujet trans par ce show télé vu les visites sur une vidéo pas trop visible sur le net ...et je considère le résultat totalement catastrophique ..

Alors maintenant que de nouvelles personnes entendent que nous sommes atteind de

" trouble le plus grave dans la "genralité" " et autre transphobie ...soit disant scientifique .



ca ne recrée que de nouvelles recrues pour la transphobie .

Si je compare mon coming out trans et mon coming out pd ..la difference essentielle réside dans la justification .

 (C'est évidemment très confortable de reprendre a son compte les définitions des "experts " et de s'auto justifier de cette manière .

J'irai même plus loin , c'est aussi confortable de se retrouver face a un psychiatre qui décide pour moi si je suis trans ou pas ..je n'ai plus aucunes responsabilité . )





Coté homo la période justification est a la poubelle ," travestis folles effiminés " ect ne justifient plus , ce qui n'empêche pas l'homophobie.( il y a aussi multitudes d'identités de ce coté )

Nous nous passons un temps considérable en "explication "

J'imagine qu un jour on passera ce stade, perso j'essaye de ne plus expliquer me bornant a dire je suis trans .

Ne répondant certainement plus a la question quasi incontournable " t'es opéré ?"

sinon qu'en réparties plus ou moins fair play

et me contentant de rectifier les commentaires quand il y en a ...

( tu veux devenir une femme ? tu es une femme devenue un homme ect ect ..)

en fait je remarque que si je suis assuré on ne me pose peu de questions voir aucunes questions.

Il faut dire aussi que le fait d'avoir abandonné la joute d'arguments avec la horde sauvage de personnes voulant a tout prix empêcher ma transition m'a relaxer

ce faisant ils ont compris que ma transition est entre mes mains pas entre les leurs ...

je les met devant un état de fait a prendre ou a laisser.

Le coming trans est non moins "dur " mais plus "fatiguant" que le coming out homo.

Non pas que l'homophobie soit moins virulente que la transphobie , mais quand je dit je suis homo , qu'on me pense pervers ,malade ,contre nature ou je ne sais pas quoi, on me fout la paix ,on ne me demande pas d'expliquer , on n'essaye pas de m'empêcher d'être homo. Soit ils sont homophobes soit pas c'est clair des deux cotés, je ne passe pas mon temps a me justifier face aux homophobes, et les homophobes ne me le demandent pas.

J'essaye d'arriver au même topo coté trans que homo .

Quand aux émissions ce ce style , je crois que la meilleure chose a faire est de nous visibiliser nous ..imaginez en France une émission a ce point homophobe il y aurait des réactions je ne sais même pas si elle aurait pu être diffusée .

Ceci est du au mouvements homos qui ont évidemment une histoire plus longue que la notre.



Peut être a chaque fois qu'une telle emission est diffusée réagir ?

Mais a nouveau nous sommes confrontéEs au fait que des trans y participent et casser l'émission c'est casser les trans qui y participent ..la il y a un choix a faire .

Je pense que ne pas vouloir casser ce genre d'émission pour protéger les trans y participant est une erreur